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Actualités de l'ONUG : rapport sur le détroit d'Ormuz, CNUCED, 19 mars 2026


Depuis le début du conflit au Moyen-Orient avec les frappes israéliennes et américaines sur l'Iran le 28 février, les inquiétudes grandissent concernant la hausse des prix du pétrole et des matières premières. Au centre de cela se trouve le détroit d'Ormuz – l'un des points de passage maritime les plus critiques au monde – qui transporte environ un quart du pétrole mondial transporté par voie maritime, ainsi que des volumes importants de gaz naturel liquéfié et d'engrais, selon un récent rapport de l'ONU. Pour mieux comprendre les implications de cette perturbation et les conclusions du rapport publié le 10 mars, UN News a parlé à Frida Youssef, chef de la section des affaires économiques à la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Conséquences mondiales
Mme Youssef a expliqué que le trafic dans le détroit où le golfe Persique se rétrécit a chuté d'environ 130 navires par jour avant la crise à un chiffre début mars, une baisse de plus de 95 pour cent. Aujourd'hui, le détroit n'est pas officiellement fermé, mais sévèrement contraint, au milieu de multiples attaques iraniennes sur la navigation depuis le début de la guerre qui ont effrayé les marchés mondiaux de l'énergie et fait monter les prix.

Répercussions au-delà d'Ormuz
“La perturbation n'est plus confinée au détroit d'Ormuz; elle se propage à travers les routes maritimes régionales et affecte des lignes d'approvisionnement critiques” a expliqué Mme Youssef. Les répercussions de cette perturbation se font sentir à travers la mer Rouge et au-delà, avec des navires redirigés, des voyages prolongés et des coûts en hausse. Cela ajoute une pression sur le commerce mondial et les agences humanitaires qui font face à des expéditions d'aide plus lentes, plus coûteuses et moins prévisibles.

Impact sur les économies et les citoyens
Bien que les retombées immédiates de la crise du détroit d'Ormuz aient signifié des coûts énergétiques plus élevés, un transport plus cher, une augmentation des prix alimentaires et des retards dans les chaînes d'approvisionnement, la baisse des exportations régionales d'engrais menace d'avoir des conséquences extrêmement graves également. La CNUCED souligne la hausse des coûts de production des engrais et en particulier ceux à base d'azote, qui dépendent fortement du gaz provenant des États du Golfe. Cela met déjà la pression sur la production agricole et la productivité, avec des conséquences probables sur les prix alimentaires mondiaux. “Le timing est crucial,” déclare Mme Youssef de la CNUCED.

Les moins capables de faire face
“C'est maintenant la saison des semis de printemps, lorsque les pays et les agriculteurs achètent généralement des engrais pour la prochaine récolte. S'ils ne peuvent pas sécuriser suffisamment d'approvisionnement — ou si les prix sont trop élevés — les rendements des cultures pourraient diminuer.” Les économies les moins développées du monde ont “la moindre capacité à absorber les chocs (et) sont celles qui ressentiront le plus fortement les effets”, poursuit-elle. Pour elles, des coûts plus élevés pour le carburant, la nourriture, les engrais et le transport pourraient rapidement se traduire par une pression sur les finances publiques et les budgets des ménages. Cela peut réduire la production alimentaire et augmenter l'insécurité alimentaire, en particulier là où la dépendance aux importations est élevée.

Comment l'ONU peut aider
Malgré tous ces défis,“il y a un intérêt mondial partagé à garder les routes commerciales ouvertes, car des perturbations de cette ampleur affectent toutes les économies”, insiste Mme Youssef. La CNUCED surveille de près les développements et fournit des données et des analyses pour soutenir les gouvernements, explique-t-elle. L'agence de l'ONU aide également à rassembler les gouvernements nationaux et les partenaires pour partager des informations et coordonner leurs actions, tout en soulignant l'importance de maintenir le transport maritime sûr et prévisible, conformément au droit international.


HISTOIRE : Crise du détroit d'Hormuz - CNUCED

TRT : 2’15”

SOURCE : UNTV CH

RESTRICTIONS : AUCUNE

LANGUE : ANGLAIS/NATS

FORMAT D'IMAGE : 16:9

DATELINE : 23 MARS 2026 GENÈVE, SUISSE

1. Plan large extérieur : Palais des Nations, Allée des Drapeaux.

2. Graphique expliquant l'importance du détroit d'Hormuz pour le commerce mondial. Crédit CNUCED

3. Graphique montrant la baisse du passage dans le détroit d'Hormuz. Crédit CNUCED

4. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Frida Youssef, Chef de la section des affaires économiques à la CNUCED : « Juste avant la crise, lorsque nous regardons le nombre moyen quotidien de navires passant par le détroit d'Hormuz, il était d'environ 129, (1)30 par jour et, au cours des deux dernières semaines, il était d'environ deux à sept navires par jour. »

5. Graphique montrant les coûts de fret pour le transport du pétrole atteignant des sommets historiques. Crédit CNUCED

6. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Frida Youssef, Chef de la section des affaires économiques à la CNUCED : « Il y a quatre canaux par lesquels cette perturbation est transmise : le premier est l'énergie, étant donné l'importance, comme je l'ai dit, du détroit en termes d'approvisionnement énergétique, cela se traduit par une augmentation du coût du carburant. »

7. Graphique montrant la hausse des prix du gaz et avec eux le prix des engrais. Crédit CNUCED

8. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Frida Youssef, Chef de la section des affaires économiques à la CNUCED : « L'exportation d'engrais est impactée dans la région ainsi que le prix et le coût de production, par exemple, des engrais azotés qui dépendent également fortement du gaz. Donc, cela se traduit à nouveau par un impact sur la production agricole ainsi que sur la productivité agricole, ce qui se traduirait plus tard par le prix des denrées alimentaires. »

9. Graphique montrant la montée des primes d'assurance contre les risques de guerre. Crédit CNUCED

10. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Frida Youssef, Chef de la section des affaires économiques à la CNUCED : « Nous avons vu le prix du carburant pour le transport maritime doubler, vous savez, le prix du carburant de soutage, le carburant marin utilisé par les navires et les vaisseaux augmente. Cela a également un impact sur le coût du transport, non seulement le prix du carburant mais aussi le prix, par exemple, de l'assurance. Les primes d'assurance de guerre ont augmenté, dans certains cas, elles ont même quadruplé. »

11. Graphiques montrant comment le coût du carburant marin a augmenté. Crédit CNUCED

12. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Frida Youssef, Chef de la section des affaires économiques à la CNUCED : « Cela affecte le transport, cela affecte l'énergie, cela affecte la nourriture et aussi le coût et la disponibilité de tout cela. Donc, tout cela ensemble aurait un impact sur les finances publiques des pays, ainsi que sur le coût de la vie et des ménages. »

13. Graphique montrant l'augmentation des prix du pétrole parallèlement à celle des prix alimentaires. Crédit CNUCED

Pour plus d'informations, veuillez consulter le rapport : Perturbations du détroit d'Hormuz : Implications pour le commerce et le développement mondiaux | CNUCED


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WMO - Press conference: State of Global Water Resources Report 2025 (embargo lifts 6am CET 17 Sept.) ENG FRA

As world’s water reserves change, countries must prepare for a new reality: WMO

New data showing that rivers were at their lowest level for decades last year provides further evidence that the climate crisis is real and countries must act immediately to protect themselves from the increasing threat to communities and livelihoods, the UN World Meteorological Organization (WMO) said on Thursday.  
The key findings from WMO’s State of Global Water Resources 2025 report covering the hydrological cycle and extreme events in the five-year period to last year:

  • 2025 was one of driest years for river discharge in 35 years
  • Past seven years have seen abnorfmal river flows
  • Water storage on Earth’s land surface has decreased in past decade
  • Widespread glacier loss across all regions for fourth consecutive year
  • Asia and Africa are regions most affected by water-related disasters
  • Water data availability has improved, but gaps remain in hard-hit areas

Highlighting the long-term decline in the Earth’s freshwater storage and glacier melt, WMO Secretary-General Celeste Saulo explained that the planet’s water reserves used to act as a planetary “savings account” that absorbed the occasional dry season, avoiding a water crisis. “One of the central stories of the 2025 report is what is happening to that savings account? And the simple answer is that we are depleting it,” she told journalists in Geneva.

Groundwater reserves are equally stretched and have been in decline since 2014, WMO’s report states, with nearly two-thirds of monitored wells worldwide showing levels lower than the historical norm and indicating a shift “further toward deficit…not recovery”.
“At the same time, we are seeing more water-related disasters,” Ms. Saulo said, while also stressing that the currently strengthening El Niño “will increase the risk of drought in some areas, and flooding in others”. 
Glaciers disappearing

In 2025, for the fourth consecutive year, every major glaciated region on Earth lost ice mass, leading to short-term hazards including floods and long-term water insecurity, according to WMO.

Responding to a question about whether the changing global water cycle might have contributed to the deadly Nepal-China flooding disaster, Ms. Saulo explained that melting ice and rock was just one factor in the chain of events that ultimately sent a massive and deadly wall of water and debris downstream on 26 August, killing at least 1,367 people.

“You asked if it could happen again? Absolutely; the problem in this region is that there’s 63,700 glaciers at the last count,” she told a Press Conference in Geneva. “Even if you’re looking with remote sensing with satellites at these glaciers, you might see some faults, you might see some slight shifting, that does not mean necessarily catastrophic collapse. So, in order to plan for this, it’s very, very difficult. But the international community is looking very hard at ways in which we can bring people together to solve some of these monitoring issues.”

Data indicates that glaciers shrank between 2023 and 2025 with cumulative losses of 1,400 gigatonnes of water – or about one third of annual fresh water needs.

Every major glacier region on Earth lost ice for the fourth consecutive year.

“All 19 glacier regions around the globe lost ice; in Central Asia, Iceland, the Russian Arctic and western Canada and the United States, it was among the three worst years on record,” said Wayne Jenkinson, WMO’s Director of Hydrology and Cryosphere.

Some regions with smaller glaciers such as Central Europe, the Caucasus, the western Canada and the United States may already have reached “peak water”, Mr. Jenkinson warned.

“After this point, the glacier gives less meltwater each year simply because there is less ice left to melt. That matters for every community downstream that relies on water during hot, dry summers,” he explained.

Narelle van der Wel, WMO’s Head of Cryosphere Monitoring, Predictions and Services, stressed that while some further glacier loss is unavoidable, the eventual scale of the decline is not predetermined.

“Some glacier loss is inevitable, but total loss of glaciers is not yet inevitable,” she said, pointing to emissions reductions as central to limiting future losses.

Preparing for moving baselines

The report does not attribute every observed change to climate change alone. WMO says pressure on water resources and natural variability also contribute.

Mr. Jenkinson said governments need to prepare for “moving baselines” as historical patterns become less reliable.

“The situation 30 years ago is not where we are today,” he said. Countries, he added, need to prepare “for those changes that have really already arrived”.

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