Goma : Moment « critique » pour la population prise entre deux feux - Humanitaires de l'ONU
Dans l'est de la République Démocratique du Congo (RDC), les civils pris dans de violents combats font face à une période de 24 heures « critique », avec des pénuries de nourriture et d'eau et une aide incapable d'entrer, ont averti les humanitaires de l'ONU mardi.
Le porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), Jens Laerke, a déclaré aux journalistes à Genève que ses collègues sur le terrain ont signalé des « tirs nourris d'armes légères et de mortiers » dans la capitale régionale Goma ainsi que « de nombreux cadavres dans les rues ».
« Nous avons des rapports de violences basées sur le genre et de viols commis par des combattants, de pillages de biens, y compris d'un entrepôt humanitaire, et d'installations humanitaires et de santé touchées », a-t-il dit.
La semaine dernière, les combats dans la région se sont intensifiés entre le groupe rebelle M23 soutenu par le Rwanda et les forces congolaises. Selon des rapports médiatiques, les rebelles ont déclaré avoir pris le contrôle de Goma.
M. Laerke a déclaré que les hôpitaux de la ville étaient « débordés, luttant pour gérer l'afflux de blessés ». Il a mis en garde contre les défis liés à l'approvisionnement en électricité et en eau, notant que les services Internet ont été coupés lundi. À partir de mardi matin, « Goma est toujours hors ligne », a-t-il dit.
Depuis des années, Goma a été un refuge pour les personnes désespérées déplacées par la violence dans l'est de la RDC, au milieu de ce que le principal responsable de l'aide de l'ONU dans le pays, Bruno Lemarquis, a qualifié lundi de « l'une des crises humanitaires les plus prolongées, complexes et graves sur Terre ».
Des attaques violentes avec l'utilisation d'artillerie lourde visant les sites de personnes déplacées internes (PDI) dans la région ont fait des victimes et ont poussé des centaines de milliers de personnes à fuir ces derniers jours. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) estime que les sites de PDI accueillant environ 300 000 personnes se sont vidés au cours du week-end.
Depuis Kinshasa, la porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU, Shelley Thakral, a souligné la situation désespérée des familles fuyant les combats, qui font face à des défis « inimaginables ».
« Chaque étape de leur voyage est semée de dangers. Les routes sont bloquées, les ports sont fermés, et ceux qui traversent le lac Kivu risquent leur vie dans des bateaux de fortune », a-t-elle déclaré.
Mme Thakral a tiré la sonnette d'alarme sur la rareté de la nourriture à Goma et la hausse des prix alimentaires, alors que l'aéroport et les principales routes d'accès de la région ont été coupés. Les activités d'assistance alimentaire à Goma et autour de la ville sont temporairement suspendues en raison de la situation sécuritaire, a-t-elle dit.
« Selon la durée de la violence, l'approvisionnement alimentaire dans la ville pourrait être gravement entravé. C'est un énorme test pour les Congolais piégés par les combats à Goma et dans les environs », a insisté la porte-parole du PAM, ajoutant que les prochaines 24 heures seront « critiques » alors que les gens commencent à manquer de provisions.
La crise humanitaire et de protection désastreuse est aggravée par des risques sanitaires croissants, a déclaré le Dr Adelheid Marschang, coordonnatrice de la réponse d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la RDC, aux journalistes.
« Il y a actuellement des centaines de personnes à l'hôpital, la plupart admises avec des blessures par balle et des éclats d'obus », a-t-elle dit, soulignant le risque d'infections secondaires.
Le Dr Marschang a souligné la préoccupation de l'OMS pour la « santé et la sécurité des femmes et des filles qui sont plus exposées à la violence, y compris le viol ». Certaines femmes ont été « violées à plusieurs reprises en cherchant du bois de chauffage », a-t-elle dit.
La responsable de l'OMS a également souligné la menace pour les femmes enceintes, qui font déjà face à des taux de mortalité maternelle « très élevés ».
La situation menace d'aggraver une crise sanitaire déjà désastreuse. L'année dernière, les provinces du Nord et du Sud-Kivu ont signalé un grand nombre de cas et de décès dus au choléra, à la rougeole et au paludisme, a déclaré le Dr Marschang, avertissant d'un « risque accru de propagation du choléra » vers les pays et provinces voisins.
La région a également été l'épicentre d'une épidémie d'une nouvelle souche de mpox, déclarée urgence de santé publique de portée internationale en août 2024. Le Dr Marschang a averti que la nouvelle vague de déplacements rendra de plus en plus difficile le suivi et le traitement de la maladie.
Au milieu de la violence meurtrière, les hôpitaux et les travailleurs de la santé eux-mêmes sont en danger, a déclaré la responsable de l'OMS, avec des « rapports de travailleurs de la santé pris pour cible et de patients, y compris des bébés, pris entre deux feux ».
« Les attaques contre les soins de santé violent les règles de la guerre. Les soins de santé doivent être protégés à tout moment », a-t-elle insisté.
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HISTOIRE : Mise à jour humanitaire en RDC OCHA – PAM – OMS 28 janvier 2025
DURÉE : 2:39”
SOURCE : UNTV CH
RESTRICTIONS : AUCUNE
LANGUE : ANGLAIS/ SON NATUREL
FORMAT D'IMAGE : 16:9
DATE : 28 JANVIER 2025 GENÈVE, SUISSE
1. Plan large extérieur : Palais des Nations, Allée des drapeaux.
2. Plan large : Orateurs au podium de la conférence de presse ; orateur à l'écran ; journalistes dans la salle de presse.
3. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Jens Laerke, orateur, Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) : « Ce matin, nos collègues en République Démocratique du Congo (RDC) rapportent des tirs d'armes légères et de mortiers à travers la ville et la présence de nombreux corps dans les rues. Nous avons des rapports de violence basée sur le genre et de viols commis par des combattants, de pillages de biens, y compris d'un entrepôt humanitaire, et des installations humanitaires et de santé touchées. »
4. Plan moyen : Orateurs au podium de dos ; orateur à l'écran.
5. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Jens Laerke, orateur, Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) : « Les hôpitaux à Goma seraient débordés, luttant pour gérer l'afflux de blessés. Les approvisionnements en électricité et en eau sont compromis et hier, les services Internet ont été coupés et Goma est toujours hors ligne. »
6. Plan large : Journalistes dans la salle de presse ; orateur sur les écrans.
7. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Shelley Thakral, oratrice en RDC, Programme Alimentaire Mondial de l'ONU (PAM) : « Nous avons vu des familles fuir les combats et elles font face à des défis inimaginables. Chaque étape de leur voyage est semée de dangers. Les routes sont bloquées, les ports sont fermés, et ceux qui traversent le lac Kivu risquent leur vie dans des bateaux de fortune. »
8. Plan large : Journalistes dans la salle de presse ; orateur sur les écrans.
9. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Shelley Thakral, oratrice en RDC, Programme Alimentaire Mondial de l'ONU (PAM) : « Le PAM est préoccupé par la rareté des aliments à Goma et la hausse des prix alimentaires alors que l'aéroport et les principales routes d'accès de la région ont été coupés. Ainsi, selon la durée de la violence, l'approvisionnement en nourriture dans la ville pourrait être gravement entravé. C'est un énorme test pour les Congolais piégés par les combats à Goma et dans les environs. »
10. Plan large : Orateurs au podium de la conférence de presse de dos ; orateur sur les écrans ; journalistes dans la salle de presse.
11. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Dr. Adelheid Marschang, Coordinatrice de la réponse d'urgence pour la RDC, Organisation Mondiale de la Santé de l'ONU (OMS) : « Il y a actuellement des centaines de personnes à l'hôpital, la plupart admises avec des blessures par balles et éclats d'obus. Les infections secondaires deviennent un risque pour la santé. L'OMS est particulièrement préoccupée par la santé et la sécurité des femmes et des filles qui sont à un risque plus élevé de violence, y compris le viol. Les femmes enceintes sont à risque avec des taux de mortalité maternelle très élevés. »
12. Plan large : Orateur sur les écrans ; journalistes dans la salle de presse.
13. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Dr. Adelheid Marschang, Coordinatrice de la réponse d'urgence pour la RDC, Organisation Mondiale de la Santé de l'ONU (OMS) : « Nous entendons des rapports de travailleurs de la santé pris pour cible et de patients, y compris des bébés, pris dans les tirs croisés. L'OMS rappelle à tous que les attaques contre les soins de santé violent les règles de la guerre. Les soins de santé doivent être protégés en tout temps. »
14. Divers plans de journalistes dans la salle de presse.
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Edited News | WHO
In suspected Russia plague death, testing and monitoring underway – WHO
The death of a lab worker in Russia’s Siberia region has sparked concerns about plague being the cause, the UN World Health Organization (WHO) said on Tuesday, adding that it was following the situation closely.
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Edited News | OHCHR , UNOG
UN Human Rights Chief Volker Türk on Friday provided and oral update to the 63rd session of the Human rights Council on Ukraine.
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Edited News | OHCHR , UNOG
UN Human Rights Chief Volker Türk on Friday provided and oral update to the 63rd session of the Human rights Council on the human rights situation in Haiti.
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Edited News | WHO
Repeated delays in bringing lifesaving medicines, prosthetics and more from Israel into Gaza risk having devastating consequences on Palestinians who urgently need them in the wartorn enclave, the UN World Health Organization (WHO) said on Friday. “A truck full of non-priority supplies or the right supplies arriving too late, doesn't save lives. That's the question that actually matters," said Dr Reinhilde Van De Weerdt, WHO Representative in the OPT.
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Edited News | WHO
DRC: Early access to care and oxygen decisive for Ebola patients’ survival – WHO
In the Democratic Republic of the Congo (DRC), health workers fighting the country’s largest-ever Ebola outbreak are struggling to overcome critical challenges to patient care, the UN World Health Organization (WHO) warned on Tuesday.
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Edited News | OCHA , UN
Civilians in Iran are continuing to feel the consequences of months of conflict and military escalation, the UN’s top official in the country has said, as loss of life, damage to civilian infrastructure and mounting economic pressures leave many facing continued uncertainty.
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Edited News | WHO , UNICEF
Aid agencies in Yemen highlighted the growing hunger emergency sparked by renewed fighting between Houthi opposition forces and Government troops, after mobile health clinics reported that hundreds of children displaced by the violence are suffering from the most deadly form of malnutrition.
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Edited News | UNHCR
Displacement on the rise in Yemen as fighting continues - UNHCR
As hostilities worsen in Yemen, more people have been fleeing their homes, further intensifying the humanitarian crisis within the region, the UN Refugee Agency (UNHCR) warned on Tuesday.
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Edited News | IOM , OHCHR , UNFPA , UNOG , UNHCR , WHO
Yemenis displaced by renewed fighting have described fleeing for their lives amid shelling and gunfire, aid agencies reported on Friday, while highlighting the dramatic increase in humanitarian needs in the country and in Djibouti, where thousands have sought shelter.
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Edited News | OHCHR , UNOG
The UN Human Rights Office issued on Friday a report documenting a shocking pattern of sexual violence amid Russia’s full-scale armed attack on Ukraine.
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Edited News , Press Conferences | WMO
New data showing that rivers were at their lowest level for decades last year provides further evidence that the climate crisis is real and countries must act immediately to protect themselves from the increasing threat to communities and livelihoods, the UN World Meteorological Organization (WMO) said on Thursday.
The key findings from WMO’s State of Global Water Resources 2025 report covering the hydrological cycle and extreme events in the five-year period to last year:
Highlighting the long-term decline in the Earth’s freshwater storage and glacier melt, WMO Secretary-General Celeste Saulo explained that the planet’s water reserves used to act as a planetary “savings account” that absorbed the occasional dry season, avoiding a water crisis. “One of the central stories of the 2025 report is what is happening to that savings account? And the simple answer is that we are depleting it,” she told journalists in Geneva.
Groundwater reserves are equally stretched and have been in decline since 2014, WMO’s report states, with nearly two-thirds of monitored wells worldwide showing levels lower than the historical norm and indicating a shift “further toward deficit…not recovery”.
“At the same time, we are seeing more water-related disasters,” Ms. Saulo said, while also stressing that the currently strengthening El Niño “will increase the risk of drought in some areas, and flooding in others”.
Glaciers disappearing
In 2025, for the fourth consecutive year, every major glaciated region on Earth lost ice mass, leading to short-term hazards including floods and long-term water insecurity, according to WMO.
Responding to a question about whether the changing global water cycle might have contributed to the deadly Nepal-China flooding disaster, Ms. Saulo explained that melting ice and rock was just one factor in the chain of events that ultimately sent a massive and deadly wall of water and debris downstream on 26 August, killing at least 1,367 people.
“You asked if it could happen again? Absolutely; the problem in this region is that there’s 63,700 glaciers at the last count,” she told a Press Conference in Geneva. “Even if you’re looking with remote sensing with satellites at these glaciers, you might see some faults, you might see some slight shifting, that does not mean necessarily catastrophic collapse. So, in order to plan for this, it’s very, very difficult. But the international community is looking very hard at ways in which we can bring people together to solve some of these monitoring issues.”
Data indicates that glaciers shrank between 2023 and 2025 with cumulative losses of 1,400 gigatonnes of water – or about one third of annual fresh water needs.
Every major glacier region on Earth lost ice for the fourth consecutive year.
“All 19 glacier regions around the globe lost ice; in Central Asia, Iceland, the Russian Arctic and western Canada and the United States, it was among the three worst years on record,” said Wayne Jenkinson, WMO’s Director of Hydrology and Cryosphere.
Some regions with smaller glaciers such as Central Europe, the Caucasus, the western Canada and the United States may already have reached “peak water”, Mr. Jenkinson warned.
“After this point, the glacier gives less meltwater each year simply because there is less ice left to melt. That matters for every community downstream that relies on water during hot, dry summers,” he explained.
Narelle van der Wel, WMO’s Head of Cryosphere Monitoring, Predictions and Services, stressed that while some further glacier loss is unavoidable, the eventual scale of the decline is not predetermined.
“Some glacier loss is inevitable, but total loss of glaciers is not yet inevitable,” she said, pointing to emissions reductions as central to limiting future losses.
Preparing for moving baselines
The report does not attribute every observed change to climate change alone. WMO says pressure on water resources and natural variability also contribute.
Mr. Jenkinson said governments need to prepare for “moving baselines” as historical patterns become less reliable.
“The situation 30 years ago is not where we are today,” he said. Countries, he added, need to prepare “for those changes that have really already arrived”.
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Edited News | OCHA , WHO
The deadly Ebola virus outbreak in DR Congo continues to spread across the vast country despite some success in containing it, aid officials said on Tuesday, in a renewed call for international support to help responders on the ground.