Syrie : La « priorité essentielle » est de préserver les preuves des crimes – enquêteurs de l'ONU
En Syrie, un nouvel accès aux preuves des violations horribles des droits de l'homme signifie que la responsabilité pourrait être plus proche que jamais – si seulement les preuves peuvent être préservées, a déclaré mardi un enquêteur principal de l'ONU.
Le chef du Mécanisme international, impartial et indépendant chargé d'enquêter sur les crimes graves en Syrie (IIIM), Robert Petit, a déclaré aux journalistes à Genève qu'avec une « série de scènes de crime interconnectées » à travers le pays désormais accessibles, il y a la possibilité d'accéder aux preuves et de « finalement » établir le sort de dizaines de milliers de personnes qui avaient été « illégalement arrêtées, détenues et ont subi des années de violence à l'intérieur du système carcéral », près de 14 ans après le début d'une répression brutale de l'État contre les manifestants du Printemps arabe.
Parallèlement, les humanitaires de l'ONU ont averti que la crise humanitaire en Syrie s'aggrave, avec des combats dans le nord-est et sur le plateau du Golan occupé. « Des ordres ont été émis par les forces israéliennes à certains villages pour que les gens évacuent, et que les gens ont résisté à partir », a rapporté l'agence des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR.
Interrogé sur ce qu'il avait appris de nouveau depuis la chute du régime Assad il y a quelques jours, M. Petit a souligné les huit années d'expérience d'enquête de l'IIIM et a déclaré que ce qui l'avait le plus frappé était de voir « l'horreur de l'impact des crimes sur les victimes sortant des centres de détention et sur les familles ».
Établi en 2016 par l'Assemblée générale, l'IIIM a pour mandat de collecter, préserver et analyser les preuves pour soutenir les juridictions compétentes dans l'enquête et la poursuite des crimes internationaux commis en Syrie à partir de mars 2011. Ceux-ci peuvent inclure des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et un génocide.
M. Petit a souligné que le précédent gouvernement syrien n'avait jamais reconnu la légitimité de l'IIIM et n'avait pas réussi à s'engager avec le mécanisme, malgré de nombreuses tentatives. Tout en se préparant pour les futurs processus de responsabilité, l'IIIM a collecté des preuves de nombreuses sources, accumulant 283 téraoctets de données qui pourraient être utilisées pour soutenir les juridictions actuelles et futures. Au fil des ans, il avait reçu plus de 400 demandes d'assistance de 16 juridictions différentes et a pu soutenir plus de la moitié d'entre elles avec des preuves et des analyses.
Avec de nouvelles opportunités émergeant au milieu de la situation politique en rapide évolution, « la semaine dernière, nous avons reçu au moins quatre demandes d'assistance de juridictions », a déclaré M. Petit. « Si une juridiction avait depuis quelques années maintenant, un dossier ouvert sur les crimes commis par des agents du régime sans possibilité de recueillir des preuves, ce dossier a probablement été mis de côté pendant un certain temps, mais maintenant il a été réactivé. »
L'enquêteur de l'ONU a déclaré qu'il s'attend à une « demande accrue » pour le soutien de l'IIIM. Cependant, la destruction de preuves potentielles lors de l'offensive éclair des rebelles syriens – bien que « tout à fait compréhensible » compte tenu de la situation en rapide évolution – était une préoccupation majeure.
L'enquêteur de l'ONU a parlé de « papiers éparpillés sur le sol, de personnes partant avec des ordinateurs, de disques durs brûlés et écrasés », et a souligné la nécessité d'un effort concerté de préservation « de la part de tout le monde », l'IIIM jouant son rôle dans ce processus.
Le mécanisme a « réitéré par une communication aux missions syriennes » à Genève et à New York sa « volonté de s'engager et de se rendre en Syrie pour remplir notre mandat ».
« Nous attendons une réponse. Et dès que cette réponse sera reçue, nous nous déploierons », a insisté M. Petit.
Il a également noté, avec espoir, « une prise de conscience déclarée de la part des autorités de transition, et des acteurs de la société civile syrienne de la nécessité de préserver les preuves ».
« Quand vous parlez d'un gouvernement, d'un appareil d'État, qui pendant 14 ans a utilisé chaque aspect de cet appareil pour commettre des crimes, vous aurez une quantité massive de documentation laissée derrière. »
Plusieurs acteurs nationaux et internationaux ont proposé d'aider les autorités de transition à préserver les preuves, a déclaré M. Petit, exprimant l'espoir que ces efforts se poursuivront. La situation « varie d'une gouvernorat à l'autre » et une partie du pays « est encore très engagée dans un conflit armé », a-t-il averti.
« C'est une situation très délicate et fluide. »
Interrogé sur les rapports selon lesquels les Syriens ont accusé l'ONU d'arriver trop tard pour les aider, M. Petit a déclaré, « si le crime a été commis, il est déjà trop tard, n'est-ce pas ? C'est toujours trop tard ».
Il a souligné que maintenant, l'appel à la communauté internationale a été entendu. « Vous avez vu des déclarations de l'ONU, de multiples acteurs internationaux, de multiples États, des organismes régionaux » au milieu d'un niveau d'accès qui n'était pas possible il y a seulement 13 jours.
« Maintenant que nous avons accès, je pense qu'il y a une véritable expression d'engagement à aider la Syrie à se reconstruire. Et nous espérons certainement faire partie de cela », a-t-il conclu.
Parallèlement, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR, a averti que la Syrie fait face à une crise humanitaire croissante au milieu des combats en cours dans le nord-est et sur le plateau du Golan occupé. Ces derniers jours, les forces israéliennes ont avancé au-delà de la zone établie par l'Accord de désengagement de mai 1974 pour la première fois en 50 ans et auraient effectué plus de 500 frappes aériennes depuis le renversement du régime Assad.
Rema Jamous Imseis, directrice de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, a déclaré que dans le Golan, « des ordres ont été émis par les forces israéliennes à certains villages pour que les gens évacuent, et que les gens ont résisté à partir ».
La responsable du HCR a souligné les « besoins humanitaires massifs » dans le pays, avec 90 % de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, et la nécessité pour les donateurs de soutenir également « le relèvement précoce et la reconstruction » afin que la Syrie puisse absorber un afflux attendu de citoyens de retour et se diriger vers l'autosuffisance.
Des mouvements de population entrants et sortants à travers les frontières avec le Liban, la Turquie et la Jordanie ont été observés au milieu de la situation actuelle « dynamique et fluide », a déclaré Mme Imseis. L'année prochaine, le HCR s'attend à voir jusqu'à un million de Syriens retourner dans leur pays entre janvier et juin.
Mme Imseis a mis en garde contre tout retour forcé, soulignant un « avis de non-retour » émis par l'agence lundi et appelant les pays hôtes à respecter les droits des demandeurs d'asile et le principe de non-refoulement.
« Il est tout simplement trop tôt pour voir à quel point cela va être sûr », a-t-elle déclaré. « Nous devons respecter le droit des Syriens à des retours volontaires, sûrs et dignes… Et les gens ne peuvent tout simplement pas, après 14 ans de déplacement, faire leurs valises du jour au lendemain et retourner dans un pays dévasté par le conflit. »
-fin-
HISTOIRE : 20241217 Mise à jour sur la Syrie IIIM - HCR
TRT : 3:56”
SOURCE : UNTV CH
RESTRICTIONS : AUCUNE
LANGUE : ANGLAIS/ FRANÇAIS/ NATS
FORMAT : 16:9
DATE : 17 DÉCEMBRE 2024 GENÈVE, SUISSE
1. Plan large extérieur : Palais des Nations, Allée des Drapeaux.
2. Plan large latéral : Orateurs au podium de la conférence de presse vus de l'arrière ; orateur sur les écrans ; journalistes dans la salle de presse.
3. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Robert Petit, Chef du Mécanisme international, impartial et indépendant enquêtant sur les crimes graves en Syrie (IIIM) : « Il est maintenant possible d'accéder à des preuves du plus haut niveau de crimes du régime et de ses alliés, de responsabilité. Il est également possible, comme nous l'avons vu avec l'image très poignante, d'établir enfin le sort de dizaines de milliers de Syriens qui ont été arrêtés et détenus illégalement. »
4. Plan large latéral : Orateur sur les écrans ; journalistes dans la salle de presse.
5. EXTRAIT SONORE (Français) – Robert Petit, Chef du Mécanisme international, impartial et indépendant enquêtant sur les crimes graves en Syrie (IIIM) : « Je pense que c’est de visualiser l’horreur de l’impact des crimes sur les victimes qui sortent des centres de détention et les familles qui sont réunies, ou encore pire, les familles qui finalement, malgré leur espoir, constatent que leurs membres de famille sont disparus – je pense que c’est plus ça qui nous a frappé. »
6. Plan rapproché : Journaliste dans la salle de presse.
7. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Robert Petit, Chef du Mécanisme international, impartial et indépendant enquêtant sur les crimes graves en Syrie (IIIM) : « La semaine dernière, nous avons reçu au moins quatre demandes d'assistance de différentes juridictions en raison de ces opportunités. Vous comprendrez sans doute que, par exemple, si une juridiction avait depuis quelques années un dossier ouvert sur les crimes commis par des agents du régime sans possibilité de rassembler des preuves, ce dossier a probablement été mis de côté pendant un certain temps, mais maintenant il a été réactivé. »
8. Plan rapproché : Journaliste dans la salle de presse.
9. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Robert Petit, Chef du Mécanisme international, impartial et indépendant enquêtant sur les crimes graves en Syrie (IIIM) : « Des papiers éparpillés partout sur le sol, des gens partant avec des ordinateurs, des disques durs brûlés et brisés. Donc, je pense qu'il y a évidemment eu une perte. À quel point cette perte est significative, il est très tôt pour le dire. »
10. Plan large latéral : Orateur sur les écrans ; journalistes dans la salle de presse.
11. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Robert Petit, Chef du Mécanisme international, impartial et indépendant enquêtant sur les crimes graves en Syrie (IIIM) : « Ce que nous avons également noté avec espoir, c'est une prise de conscience déclarée des autorités de transition et des acteurs de la société civile syrienne de la nécessité de préserver les preuves. Quand vous parlez d'un gouvernement, d'un appareil d'État, qui pendant 14 ans a utilisé chaque aspect de cet appareil pour commettre des crimes, vous aurez une énorme quantité de documentation laissée derrière. »
12. Plan large latéral : Orateurs au podium de la conférence de presse vus de l'arrière ; orateur sur les écrans ; journalistes dans la salle de presse.
13. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Robert Petit, Chef du Mécanisme international, impartial et indépendant enquêtant sur les crimes graves en Syrie (IIIM) : « Si le crime a été commis, il est déjà trop tard, n'est-ce pas, c'est toujours trop tard. Donc, je pense qu'en ce moment, l'appel de la communauté internationale, à la communauté internationale a été entendu, a été répondu. Vous avez vu des déclarations de l'ONU, de multiples acteurs internationaux, de multiples États, d'organismes régionaux, tout le monde est conscient qu'il faut maintenant, maintenant que nous avons accès - ce qui n'était pas possible avant, il y a 13 jours, encore une fois - maintenant que nous avons accès, je pense qu'il y a une véritable expression d'engagement à aider la Syrie à se reconstruire. »
14. Plan moyen latéral : Orateurs au podium de la conférence de presse vus de l'arrière ; orateur sur les écrans ; journalistes dans la salle de presse.
15. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Rema Jamous Imseis, Directrice pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) : « Jusqu'à présent, ce que nous savons, c'est qu'il y a eu des ordres émis par les forces israéliennes à certains villages pour que les gens quittent, et que les gens ont résisté à partir. »
16. Plan large latéral : Orateur sur les écrans ; journalistes dans la salle de presse.
17. EXTRAIT SONORE (Anglais) – Rema Jamous Imseis, Directrice pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) : « Il est simplement trop tôt pour voir à quel point cela va être sûr. Nous devons respecter le droit de retour volontaire, sûr et digne pour les Syriens. Ils font cette évaluation. Vous pouvez imaginer, les gens ont été déplacés pendant 14 ans. Ils n'ont pas eu la chance de vivre dans leur pays. Et maintenant se présente un moment qui se présente comme une opportunité. Et les gens ne peuvent tout simplement pas, après 14 ans de déplacement, faire leurs bagages du jour au lendemain et retourner dans un pays qui a été dévasté par le conflit. »
18. Divers plans de journalistes dans la salle de presse.
1
1
1
Edited News | UNHCR
Displacement on the rise in Yemen as fighting continues - UNHCR
As hostilities worsen in Yemen, more people have been fleeing their homes, further intensifying the humanitarian crisis within the region, the UN Refugee Agency (UNHCR) warned on Tuesday.
1
1
1
Edited News | IOM , OHCHR , UNFPA , UNOG , UNHCR , WHO
Yemenis displaced by renewed fighting have described fleeing for their lives amid shelling and gunfire, aid agencies reported on Friday, while highlighting the dramatic increase in humanitarian needs in the country and in Djibouti, where thousands have sought shelter.
1
1
1
Edited News | OHCHR , UNOG
The UN Human Rights Office issued on Friday a report documenting a shocking pattern of sexual violence amid Russia’s full-scale armed attack on Ukraine.
2
1
2
Edited News , Press Conferences | WMO
New data showing that rivers were at their lowest level for decades last year provides further evidence that the climate crisis is real and countries must act immediately to protect themselves from the increasing threat to communities and livelihoods, the UN World Meteorological Organization (WMO) said on Thursday.
The key findings from WMO’s State of Global Water Resources 2025 report covering the hydrological cycle and extreme events in the five-year period to last year:
Highlighting the long-term decline in the Earth’s freshwater storage and glacier melt, WMO Secretary-General Celeste Saulo explained that the planet’s water reserves used to act as a planetary “savings account” that absorbed the occasional dry season, avoiding a water crisis. “One of the central stories of the 2025 report is what is happening to that savings account? And the simple answer is that we are depleting it,” she told journalists in Geneva.
Groundwater reserves are equally stretched and have been in decline since 2014, WMO’s report states, with nearly two-thirds of monitored wells worldwide showing levels lower than the historical norm and indicating a shift “further toward deficit…not recovery”.
“At the same time, we are seeing more water-related disasters,” Ms. Saulo said, while also stressing that the currently strengthening El Niño “will increase the risk of drought in some areas, and flooding in others”.
Glaciers disappearing
In 2025, for the fourth consecutive year, every major glaciated region on Earth lost ice mass, leading to short-term hazards including floods and long-term water insecurity, according to WMO.
Responding to a question about whether the changing global water cycle might have contributed to the deadly Nepal-China flooding disaster, Ms. Saulo explained that melting ice and rock was just one factor in the chain of events that ultimately sent a massive and deadly wall of water and debris downstream on 26 August, killing at least 1,367 people.
“You asked if it could happen again? Absolutely; the problem in this region is that there’s 63,700 glaciers at the last count,” she told a Press Conference in Geneva. “Even if you’re looking with remote sensing with satellites at these glaciers, you might see some faults, you might see some slight shifting, that does not mean necessarily catastrophic collapse. So, in order to plan for this, it’s very, very difficult. But the international community is looking very hard at ways in which we can bring people together to solve some of these monitoring issues.”
Data indicates that glaciers shrank between 2023 and 2025 with cumulative losses of 1,400 gigatonnes of water – or about one third of annual fresh water needs.
Every major glacier region on Earth lost ice for the fourth consecutive year.
“All 19 glacier regions around the globe lost ice; in Central Asia, Iceland, the Russian Arctic and western Canada and the United States, it was among the three worst years on record,” said Wayne Jenkinson, WMO’s Director of Hydrology and Cryosphere.
Some regions with smaller glaciers such as Central Europe, the Caucasus, the western Canada and the United States may already have reached “peak water”, Mr. Jenkinson warned.
“After this point, the glacier gives less meltwater each year simply because there is less ice left to melt. That matters for every community downstream that relies on water during hot, dry summers,” he explained.
Narelle van der Wel, WMO’s Head of Cryosphere Monitoring, Predictions and Services, stressed that while some further glacier loss is unavoidable, the eventual scale of the decline is not predetermined.
“Some glacier loss is inevitable, but total loss of glaciers is not yet inevitable,” she said, pointing to emissions reductions as central to limiting future losses.
Preparing for moving baselines
The report does not attribute every observed change to climate change alone. WMO says pressure on water resources and natural variability also contribute.
Mr. Jenkinson said governments need to prepare for “moving baselines” as historical patterns become less reliable.
“The situation 30 years ago is not where we are today,” he said. Countries, he added, need to prepare “for those changes that have really already arrived”.
ends
1
1
1
Edited News | OCHA , WHO
The deadly Ebola virus outbreak in DR Congo continues to spread across the vast country despite some success in containing it, aid officials said on Tuesday, in a renewed call for international support to help responders on the ground.
2
1
2
Press Conferences , Edited News | WFP
‘Super El Niño’ and converging crises worsen hunger in South Sudan and across the region - WFP
South Sudan’s hunger crisis is becoming increasingly catastrophic as violence, extreme weather and dwindling aid leave millions without enough food, the UN World Food Programme (WFP) warned on Tuesday.
1
1
1
Edited News | UN WOMEN
In war-torn Gaza, a growing number of women-headed households face “impossible decisions” every day, amid ongoing Israeli airstrikes and still-scarce resources, UN humanitarians said on Tuesday.
1
1
1
Edited News | OHCHR , UNOG
UN Human Rights Chief Volker Türk made the following remarks to the Enhanced Interactive Dialogue on the Independent Investigative Mechanism for Myanmar at the 63rd Human Rights Council.
1
Edited News | OHCHR , UNOG
UN Human Rights Chief Volker Türk today delivered an update on the global human rights situation to the 63rdsession of the Human Rights Council in Geneva.
1
1
1
Edited News | WHO
Repeated attacks on humanitarian warehouses put vital medical aid at risk in Ukraine - WHO
A new airstrike overnight damaged one of the main warehouses used by the UN health agency to store humanitarian medical supplies in the Kyiv region, the World Health Organization (WHO) said on Friday. This is the third attack to affect a WHO-used storage in the last three months.
2
2
2
Press Conferences , Edited News | WMO
Powerful El Niño heightens extreme-weather risks through 2027, as countries brace for impact - WMO
Fuelled by extraordinarily warm waters across the tropical Pacific Ocean, the El Niño climate pattern is expected to intensify in the coming months. Forecasters are almost certain that it will persist through February next year, with unusually warm conditions expected across the globe.
1
1
1
Edited News | OCHA , IFRC , UN WOMEN , WHO
Nepal flood deaths near 1,000 as those spared struggle to survive – UN humanitarians
With the death toll in Nepal’s catastrophic flash floods inching towards 1,000, rescue workers are facing harsh conditions while survivors lack access to food, safe water and health care, humanitarians said on Tuesday.