À El Obeid au Soudan, les femmes risquent des attaques de drones le jour et des viols la nuit pour accéder à l'eau
Alors que la guerre s'intensifie dans la ville d'El Obeid, dans l'État du Kordofan du Nord, remplir un jerrycan d'eau représente un risque élevé pour les femmes et les filles : le jour, les drones frappent les points d'eau et la nuit, les femmes qui s'aventurent pour remplir un seau risquent le viol. ONU Femmes avertit d'une double terreur qui a transformé l'accès à l'eau en un pari mortel.
« À El Obeid, au Soudan, les attaques de drones pendant la journée et la violence sexuelle la nuit n'ont laissé aucune fenêtre de sécurité pour que les femmes et les filles puissent collecter de l'eau – reflétant les atrocités documentées à El Fasher l'année dernière », a déclaré Anna Mutavati, Directrice régionale d'ONU Femmes pour l'Afrique de l'Est et du Sud.
S'adressant aux journalistes à Genève depuis Nairobi, Mme Mutavati a décrit le schéma émergent de violence contre les femmes et les filles. En raison des frappes de drones visant les sources d'eau et les points de distribution pendant la journée, les femmes sont obligées d'attendre la tombée de la nuit pour collecter de l'eau. «Sous la perception que l'obscurité offre une protection contre les attaques aériennes, ces femmes et filles ont été harcelées, violées, et soumises à d'autres formes de violence sexuelle – tout en essayant d'accéder à l'eau,» a expliqué Mme Mutavati.
Alors que des drones fabriqués à l'étranger affluent au Soudan et étendent le champ de bataille, ils ont amené la guerre plus profondément dans la vie civile, plaçant les infrastructures critiques de plus en plus à portée. Le chef des droits de l'homme de l'ONU a averti en mai que le conflit était « sur le point d'entrer dans une nouvelle phase, encore plus meurtrière ». Au cours des quatre premiers mois de 2026 seulement, les frappes de drones ont tué au moins 880 civils et ont représenté plus de 80 % des décès civils enregistrés par le bureau des droits de l'homme.
El-Obeid est un centre commercial et d'aide stratégique car il se trouve sur les principales routes reliant Khartoum au Darfour, à la région plus large du Kordofan et au sud du pays. Sa position en a fait un champ de bataille clé entre les deux parties belligérantes luttant pour le pouvoir depuis avril 2023.
La capitale du Kordofan du Nord abrite plus d'un demi-million de personnes, dont 83 000 déplacés internes, la plupart étant des femmes et des enfants qui dépendent de l'accès à l'eau potable pour survivre.
« Avec la saison des pluies qui devrait atteindre son apogée le mois prochain, l'eau potable est cruciale pour réduire le risque de maladies hydriques mortelles. Le choléra se propage déjà au Soudan, avec 1 330 cas signalés par l'OMS début juillet », a averti Anna Mutavati.
L'accès à la nourriture, aux soins de santé et à d'autres services essentiels est également fortement limité, en particulier dans les sites de déplacement.
La combinaison de la malnutrition – qui affaiblit le système immunitaire et affecte de plus en plus les femmes et les filles – et le manque d'accès aux soins de santé les expose à un risque accru de maladie grave et de décès.
La violence sexuelle a été utilisée comme une arme de guerre tout au long du conflit de trois ans au Soudan. Les témoignages de première ligne documentent des viols, y compris des agressions commises devant des membres de la famille, souvent accompagnées de violences physiques brutales.
Selon ONU Femmes, «le nombre de femmes et de filles nécessitant des services de violence basée sur le genre au Soudan a quadruplé depuis le début du conflit, atteignant environ 12,7 millions en 2026.»
Les organisations dirigées par des femmes sont une bouée de sauvetage dans la réponse humanitaire au Soudan, car elles atteignent des communautés que d'autres ne peuvent pas pour fournir une protection et un soutien critiques. Mais les réductions d'aide ont forcé les deux tiers de ces organisations à fermer des espaces sûrs et des services de violence basée sur le genre ou à les réduire drastiquement.
De plus, «la moitié des organisations interrogées rapportent que, sans soutien financier urgent, elles s'attendent à suspendre leurs opérations ou à fermer complètement d'ici l'année prochaine. ONU Femmes réitère donc son appel à un cessez-le-feu immédiat, ouvrant la voie à des pourparlers de paix inclusifs et à la fin de la guerre,» a insisté Mme Mutavati.
Plus tôt ce mois-ci, la Mission d'enquête de l'ONU pour le Soudan a averti que les Forces de soutien rapide paramilitaires (RSF) semblaient reproduire les tactiques utilisées à El Fasher en encerclant El Obeid et en attaquant des infrastructures critiques, suscitant des craintes que la ville puisse faire face à des atrocités massives.
Fin
Histoire : “Attaques de drones à El Obeid – ONU Femmes” – Vendredi 24 juillet 2026
Orateurs :
TRT : 02’12”
SOURCE : UNTV CH
RESTRICTIONS : AUCUNE
LANGUE : ANGLAIS / NATS
FORMAT D'IMAGE : 16:9
DATELINE : 24 juillet 2025 - GENÈVE, SUISSE
Conférence de presse à Genève
LISTE DE PLANS
1
1
1
Edited News | UNHCR
More than 280,000 people have now been displaced by fighting in Yemen and many vulnerable people are unable to access lifesaving relief because it is too dangerous to do so, the UN refugee agency (UNHCR) said on Friday.
1
1
1
Edited News | UN
Tour guides at UN Geneva turned heads at the Palace of Nations on Thursday as they unveiled stylish new uniforms, designed in partnership with leading Italian sustainable fashion designers and manufacturers.
1
1
1
Edited News | OCHA , UNICEF , WFP
Aid agencies warned on Friday of the fast-developing humanitarian emergency inside Taiz City in Yemen, which has been encircled by de facto Houthi forces fighting government troops along the country’s west coast.
2
17
1
2
Edited News , Press Conferences , Images | OCHA , WMO
Two UN agencies teamed up on Wednesday to issue an appeal for immediate assistance to help communities already being impacted by the strongest El Niño on record.
3
16
2
2
Edited News , B-roll , Conferences , Images | UNITED NATIONS , UNOG
Sixth Consultative Meeting on Enhancing Coordination of Peace Initiatives and Efforts for Sudan
1
1
1
Edited News | UNICEF , WHO , UNHCR
Yemen war continues to force families from homes amid hunger and disease
More than 250,000 people have now fled renewed fighting in Yemen, the UN said on Tuesday, citing particular concern for those sheltering in the southwestern city of Taiz and the wider governorate, where access is “essentially blocked”.
1
1
1
Edited News | UNICEF
A little over one year since a ceasefire agreement was announced between Hamas fighters and Israel, more than 340 children have been reported killed and hundreds more injured, the UN Children’s Fund, UNICEF, said on Friday.
1
1
1
Edited News | UNICEF , IFRC
Six weeks after Nepal’s deadly flooding disaster, communities are still struggling to rebuild their lives, but they will need sustained help as global warming increases the risk of another Himalayan catastrophe, the UN Children’s Fund (UNICEF) said on Friday.
1
1
1
Edited News | WHO
In suspected Russia plague death, testing and monitoring underway – WHO
The death of a lab worker in Russia’s Siberia region has sparked concerns about plague being the cause, the UN World Health Organization (WHO) said on Tuesday, adding that it was following the situation closely.
1
1
Edited News | OHCHR , UNOG
UN Human Rights Chief Volker Türk on Friday provided and oral update to the 63rd session of the Human rights Council on Ukraine.
1
1
1
Edited News | OHCHR , UNOG
UN Human Rights Chief Volker Türk on Friday provided and oral update to the 63rd session of the Human rights Council on the human rights situation in Haiti.
1
1
1
Edited News | WHO
Repeated delays in bringing lifesaving medicines, prosthetics and more from Israel into Gaza risk having devastating consequences on Palestinians who urgently need them in the wartorn enclave, the UN World Health Organization (WHO) said on Friday. “A truck full of non-priority supplies or the right supplies arriving too late, doesn't save lives. That's the question that actually matters," said Dr Reinhilde Van De Weerdt, WHO Representative in the OPT.