Je donne maintenant la parole à M. Chande Othman pour les remarques liminaires.
La parole est à vous, Monsieur.
Distingués délégués Notre rapport, intitulé Fuelling Sudan's Conflict Weapons, Fighters and External Support Networks, met en lumière deux conclusions clés étroitement liées.
Tout d'abord, comment la technologie des armes, en particulier les drones à longue portée, a redéfini les champs de bataille.
Deuxièmement, comment ces capacités militaires avancées sont maintenues grâce à un soutien extérieur, notamment en matière d'armes, de technologie, de logistique, de formation et de personnel.
Monsieur le Président, les forces armées soudanaises et les forces de soutien rapide utilisent de plus en plus des drones à longue portée, ce qui entraîne des attaques qui s'étendent désormais bien au-delà des lignes de front traditionnelles et ont des conséquences dévastatrices pour les civils.
Des civils ont été blessés dans leurs maisons, leurs écoles, leurs hôpitaux, leurs marchés, leurs sites de déplacement et leurs lieux de refuge, ainsi qu'alors qu'ils assistaient à des mariages, à des funérailles et à d'autres rassemblements communautaires.
L'impact de ces drones ne peut pas être mesuré en comptant uniquement les victimes civiles, mais doit être compris à travers les services perdus, les infrastructures détruites et les perturbations durables de la vie quotidienne.
En juillet, ce Conseil nous a demandé d'enquêter d'urgence sur la situation à El Obeid N Kodafan et dans ses environs et de vous tenir informés au cours de cette session.
Cette enquête est en cours.
Les attaques répétées de drones de RSF ont touché l'électricité, le carburant et d'autres infrastructures essentielles dont dépendent les civils pour l'eau, les soins de santé et les transports.
Ces attaques restent graves alors que les civils continuent de faire face à des menaces aériennes répétées, à des déplacements et à des pressions sur des services essentiels déjà mis à rude épreuve dans une ville assiégée de colis en.
Kalogi S Kordofan Successivement, les frappes de DRONE de RSF contre une école maternelle et un hôpital ont blessé non seulement les personnes prises lors des attaques initiales, mais également celles qui tentaient de porter secours aux blessés.
En conséquence, 114 personnes ont été tuées, dont 60 enfants.
À Dayen Is Darfour, les frappes des forces armées soudanaises ont rendu un hôpital universitaire non fonctionnel, tuant au moins 70 personnes et privant plus de 2 millions de personnes de l'accès à des services de santé essentiels.
À Yabul, dans l'État du Nil Bleu, une attaque par drone des forces armées soudanaises a frappé le marché principal et les infrastructures hydrauliques voisines, causant des dommages excessifs aux magasins et aux marchés.
Les femmes et les enfants continuent de porter un lourd fardeau.
Ils figurent régulièrement parmi les morts et les blessés.
Les attaques aggravent souvent les inégalités existantes et les obstacles à l'accès aux services essentiels.
Dans l'ensemble, le vignettage a été respecté. L'hôpital a suspendu ses activités après qu'une frappe de drone menée à proximité par RSF ait endommagé des salles d'opération et la pharmacie pour enfants.
La destruction d'écoles, d'établissements de santé et d'autres infrastructures civiles a des répercussions non seulement sur leur sécurité aujourd'hui, mais également sur leur développement et leur bien-être futurs.
Sur la base des preuves recueillies, nous avons trouvé des motifs raisonnables de croire que les forces armées soudanaises et les forces de soutien rapide ont commis de graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire, qui peuvent constituer des crimes de guerre.
Le rapport a également examiné la manière dont ce conflit est alimenté par des ingérences extérieures et un soutien matériel.
Nous avons trouvé des motifs raisonnables de croire que le réseau translationnel avait facilité les opérations militaires de RSF reliant des individus et des entités aux Émirats arabes unis, au Tchad, dans le sud-est de la Libye et à Poutine et en Somalie par voie aérienne, terrestre et maritime.
Le réseau a fourni des armes, des drones, des équipements connexes, du matériel multimatériel, une assistance logistique et du personnel à Nyala et à d'autres zones contrôlées par RSF au Soudan.
Les preuves indiquent également que les anciens militaires colombiens ont été recrutés, entraînés et déployés pour soutenir les RSF.
Ils ont joué un rôle essentiel dans les opérations de drones de RSF, en exploitant et en entretenant des systèmes de drones et en formant le personnel, notamment avant et pendant la prise d'Al Fascia, où nous avons constaté des comportements caractéristiques d'un génocide, des combattants étrangers du Soudan du Sud, du Tchad et d'Éthiopie.
J'ai également été identifié.
Notre enquête sur le soutien externe aux SAF susceptible de contribuer à des violations des droits de l'homme et du DIH en est à sa phase initiale, et nous en informerons le Conseil au fur et à mesure de l'avancement de nos travaux.
Les États ont la responsabilité non seulement de s'abstenir de contribuer à des violations, mais également de prendre des mesures raisonnables pour les prévenir lorsqu'il existe un risque clair et prévisible.
Compte tenu des violations établies des droits de l'homme et du DIH au Soudan, dont beaucoup constituent des crimes internationaux, la poursuite du soutien suscite de vives inquiétudes et risque d'étendre la responsabilité au-delà de ceux qui commettent directement ces violations à ceux qui les facilitent ou les autorisent sciemment.
Monsieur le Président, notre travail pour établir les faits, les circonstances et les causes profondes du conflit se poursuit.
Nous sommes également profondément préoccupés par l'environnement de tutorat en matière de documentation et de responsabilisation.
Les survivants, les témoins, les journalistes, les avocats et les défenseurs des droits humains continuent de faire l'objet d'actes d'intimidation et de harcèlement de la part de toutes les parties belligérantes à l'intérieur et à l'extérieur du pays, notamment pour avoir coopéré à cette mission.
Ces représailles doivent cesser.
De nombreuses personnes qui nous ont parlé l'ont fait au prix de risques personnels considérables.
Leur courage impose à la communauté internationale la responsabilité non seulement de documenter les violations mais aussi d'agir.
Nos recommandations sont notamment les suivantes.
Cette guerre des recensements doit cesser.
Les parties doivent respecter pleinement le droit international humanitaire et relatif aux droits humains et prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civils et les biens de caractère civil.
Les États devraient peut-être mettre fin au soutien militaire en provenance de leur territoire qui risque d'alimenter les violations et enquêter efficacement sur les personnes et les entités relevant de leur juridiction qui soutiennent illicitement les parties au conflit.
L'embargo sur les armes pour le Darfour doit être appliqué et son extension au Soudan doit être soutenue.
Les preuves doivent être préservées et mises à la disposition des organes d'enquête et judiciaires indépendants.
Les victimes et les témoins doivent être protégés.
Les victimes doivent bénéficier d'une assistance immédiate et d'un accès par le biais de voies de recours efficaces et de réparations.
Il est important de noter que les efforts de responsabilisation doivent s'étendre à l'ensemble de la chaîne de responsabilité, y compris à ceux qui commettent, commandent, financent, fournissent ou facilitent de toute autre manière des crimes internationaux.
Mes collègues Mona Reshmaui et Joy is Yellow se feront un plaisir de répondre à vos questions.
Conformément à notre pratique, nous allons commencer par donner la parole à la délégation du pays concerné et je donne la parole au distingué représentant du Soudan.
Vous disposez d'un total de 5 minutes.