HRC 62 - Human Rights in Sudan - 15 June 2026
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HRC 62 - Les droits de l'homme au Soudan - 15 juin 2026

Mise à jour orale par la Mission internationale indépendante d'établissement des faits pour le Soudan lors de la 62ème session ordinaire du Conseil des droits de l'homme


La vidéo comprend deux pistes audio : première piste Interlingua (= parole), deuxième piste Anglais.


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[Autre langue parlée]
Monsieur le Président, distingués participants, l'attention mondiale est attirée dans de nombreuses directions par l'escalade des crises.
[Autre langue parlée]
Le Soudan ne peut être oublié.
Le conflit s'est aggravé et s'est étendu, marqué par une forte augmentation de l'utilisation de drones armés par les parties belligérantes.
Les civils sont confrontés à de nouvelles souffrances dévastatrices.
Entre janvier et mai 2026, notre bureau a recensé plus de 1 000 civils tués par des frappes de drones.
Ils représentent environ 80 % de tous les décès de civils liés au conflit enregistrés par notre bureau cette année.
Les forces armées soudanaises et les forces de soutien rapide ont lancé des attaques de drones à travers le pays, touchant à plusieurs reprises des infrastructures civiles, y compris dans des zones où il n'y avait pas eu d'hostilités actives par le passé.
Au cours des cinq premiers mois de cette année, notre bureau a documenté au moins 16 frappes de drones contre des établissements de santé et 33 sur des marchés.
Lors de l'une des attaques les plus meurtrières, une frappe contre l'hôpital universitaire Ed Diane dans le Darfour-Est en mars a tué plus de 60 civils.
En janvier, une attaque de drone contre un marché de Dealing, dans le Kordofan méridional, a tué au moins 12 civils.
Les attaques ont eu lieu principalement au Kordofan et au Darfour et s'étendent également au Nil Bleu, au Nil Blanc et à Khartoum.
Les frappes aériennes répétées, notamment par des drones, sur des marchés, des établissements de santé et des infrastructures liées à l'eau et à l'énergie suscitent de graves préoccupations au regard du droit international humanitaire et portent atteinte aux droits à la santé, à l'alimentation et à l'eau.
La guerre des drones est terrifiante pour les civils qui ne savent pas si la prochaine attaque touchera leurs quartiers, leurs marchés, leurs centres de santé ou leurs véhicules alors qu'ils fuient.
Alors que les hostilités s'intensifient dans les zones frontalières, notamment dans les États du Darfour septentrional et du Nil Bleu, le risque de répercussions régionales et de déstabilisation augmente.
[Autre langue parlée]
Monsieur le Président, la violence sexuelle a atteint des niveaux sans précédent en termes d'ampleur et de brutalité, notamment le viol collectif, la torture sexuelle et l'esclavage sexuel.
La violence sexuelle est utilisée comme arme de guerre, pour terroriser et punir en fonction de l'appartenance et de l'identité ethnique supposées.
Nous publierons un rapport dans les prochains jours.
Le document documente et analyse le recours systématique à la violence sexuelle dans ce conflit.
Depuis le début de la guerre, notre bureau a recensé plus de 830 victimes de violences sexuelles, principalement des femmes et des filles, mais aussi des hommes et des garçons, dans 16 des 18 États du Soudan.
Ce n'est que la partie visible de l'iceberg.
Compte tenu de ce que nous savons des obstacles au signalement de ces attaques, l'obligation de rendre des comptes pour ces crimes horribles est pratiquement absente.
Cette impunité alimente des cycles répétés de violences sexuelles et aggrave les traumatismes.
Elle marquera les communautés et les sociétés pendant des générations.
Les graves violations des droits humains et les abus commis par toutes les parties ne font que s'aggraver.
Aggravant ce qui constitue déjà la plus grande crise humanitaire au monde.
Quelque 34 millions de personnes ont besoin d'aide.
Depuis le début de la guerre, plus de 14 millions de personnes ont été déplacées de chez elles à l'intérieur et à l'extérieur du Soudan.
Fuir la violence ne garantit en aucun cas la sécurité, ajoute-t-il.
Cela ajoute souvent un niveau de risque supplémentaire.
Au cours de leurs déplacements, les civils sont confrontés à des détentions arbitraires, à des enlèvements contre rançon, à des violences sexuelles et sexistes et à des exécutions sommaires.
Notre bureau a également documenté de nombreuses frappes de drones contre des véhicules transportant des civils.
La survie de millions de Soudanais dépend en grande partie du courage et de la solidarité de leurs communautés et des intervenants humanitaires locaux.
Les réseaux de bénévoles font tout ce qui est en leur pouvoir pour combler les lacunes, notamment en distribuant de la nourriture dans les cuisines communautaires et en soutenant les personnes déplacées et les familles vulnérables, souvent au péril de leur vie.
Ces intervenants humanitaires locaux doivent être protégés contre les attaques et les détentions arbitraires.
Les personnes susceptibles d'exercer un contrôle et de promouvoir la responsabilisation doivent également être protégées.
Notre bureau a reçu des informations crédibles selon lesquelles des parties belligérantes auraient enlevé et menacé des journalistes, des professionnels des médias et d'autres membres de la société civile.
Des centaines de journalistes ont fui le pays depuis le début de la guerre, ce qui crée un vide informationnel dans lequel la propagande et le complot peuvent prospérer.
Les parties au conflit utilisent l'information comme arme dans ce contexte. Le travail de notre bureau pour documenter, vérifier et mettre en lumière les violations et les abus et pour soutenir la société civile est crucial.
[Autre langue parlée]
Monsieur le Président, cette litanie de violations et cette impunité généralisée ne sont pas le fruit du hasard.
Cette guerre est soutenue par ses propres raisons terrifiantes.
Les acteurs nationaux et étrangers exploitent les vastes ressources naturelles du Soudan, notamment la gomme arabique et l'or.
Les exportations mondiales de gomme arabique constituent depuis longtemps une importante source de revenus pour la population soudanaise, car ce produit est largement utilisé dans les bonbons, les médicaments et les cosmétiques.
Aujourd'hui, les parties au conflit se battent pour le contrôle de cette résine ainsi que de l'or et du bétail.
Ils s'enrichissent et financent des crimes de guerre aux dépens du peuple soudanais.
Parallèlement, des puissances et des fournisseurs étrangers fournissent des drones et d'autres armes de pointe que le Soudan ne peut fabriquer lui-même, récoltant des bénéfices de toutes sortes tout en renforçant cette guerre insensée.
[Autre langue parlée]
Président, cette guerre dépasse déjà les frontières du Soudan.
Toute nouvelle escalade serait dangereuse pour la région et au-delà.
Toutes les attaques visant des civils et des infrastructures civiles doivent cesser immédiatement.
Tous les pays doivent respecter pleinement l'embargo sur les armes imposé par le Conseil de sécurité des Nations unies au Darfour.
Sur l'ensemble du territoire du Soudan, tous les pays doivent empêcher le transfert d'armes, y compris les drones qui sont utilisés dans un souci manifeste de protection des civils.
Une pression diplomatique et politique plus forte est cruciale pour inciter les parties à conclure une trêve humanitaire qui conduise à un cessez-le-feu permanent suivi d'une transition vers un régime civil inclusif.
Le Haut-Commissaire a communiqué des mesures de confiance fondées sur les droits de l'homme aux parties et aux personnes impliquées dans les efforts de médiation des médias.
Ils renforcent la protection et la responsabilisation en tant qu'éléments essentiels de toute voie vers la paix.
La communauté internationale doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour briser le cycle de l'impunité.
Cela implique que les États soutiennent les travaux de la Cour pénale internationale en ce qui concerne les crimes commis au Darfour et utilisent pleinement la compétence universelle pour garantir que justice soit rendue aux victimes.
Nous exhortons également les États à plaider pour que le Conseil de sécurité renvoie la situation dans l'ensemble du Soudan à la Cour pénale internationale.
Les gouvernements doivent renforcer la surveillance et la traçabilité des ressources utilisées pour alimenter le conflit.
Les entreprises doivent s'assurer que leurs chaînes d'approvisionnement ne contribuent pas à des violations et à des abus.
Le Soudan s'est construit sur la diversité de sa population.
Les dirigeants des parties belligérantes détruisent cyniquement le tissu social, avec des conséquences qui se répercuteront sur plusieurs générations.
La communauté internationale doit agir de toute urgence pour protéger le peuple soudanais et éviter une crise encore plus grave.
[Autre langue parlée]
[Autre langue parlée]
Je donne maintenant la parole à la mission d'établissement des faits pour ses remarques liminaires et je donne la parole à M. Mohammed Ahmed.
La parole est à vous, Monsieur.
[Autre langue parlée]
Président, qui entre dans sa quatrième année, le conflit au Soudan continue d'être caractérisé par des violations persistantes et généralisées des droits humains internationaux et du droit international humanitaire, ainsi que par des crimes internationaux commis par les forces armées soudanaises, les SAF et les forces de soutien rapide, RSF et leurs forces alliées.
Aujourd'hui, la Mission souhaite informer le Conseil de ses préoccupations croissantes concernant le recours à la détention arbitraire, à la torture et aux disparitions forcées par les deux parties comme instruments de contrôle sur les populations civiles.
Les civils perçus comme soutenant la partie adverse sont régulièrement maltraités et détenus sans base légale, sans garantie d'une procédure régulière ni contrôle judiciaire.
RSF s'est livrée à des pratiques de coercition et d'extorsion, notamment en demandant des rançons aux familles pour la libération de leurs proches détenus.
Ces pratiques ont imposé des charges dévastatrices à des familles qui luttent déjà pour survivre.
Les arrestations par les services de renseignement de RSF d'au moins 70 personnes à Elginina en mai 2026, dont des travailleurs humanitaires, sont particulièrement alarmantes.
On ignore toujours où ils se trouvent et où ils se trouvent.
Ces disparitions compromettent les opérations humanitaires et mettent en danger l'assistance vitale.
La SAFF a également arrêté des dirigeants civils, des opposants politiques, des avocats, des journalistes, des défenseurs des droits humains et des travailleurs humanitaires soupçonnés de collaborer avec RSF.
Nombre d'entre eux font l'objet de procédures assorties de garanties d'une procédure régulière et certains ont été condamnés à mort.
Les conditions de détention des deux parties sont très préoccupantes.
Des milliers de détenus sont détenus dans des locaux surpeuplés où l'accès à la nourriture, à l'eau, à l'assainissement et aux soins médicaux est insuffisant.
Les deux parties ont fréquemment recours à la torture et à des traitements, notamment des coups et des électrocutions.
Les victimes ont fait état de violences sexuelles dans les locaux de RSF et de tortures sexualisées infligées à des hommes détenus par les SAF.
Des décès en détention ont également été fréquemment signalés.
La prison de Nyala, dans le Darfour-Sud, où des milliers de détenus seraient détenus par RSF, reste une source de grave préoccupation.
Le grave surpeuplement, la violence, la nourriture et les soins médicaux inadéquats, ainsi que le refus de la visite de la famille ou d'un avocat semblent être la norme, ce qui crée des risques de disparitions forcées.
[Autre langue parlée]
Monsieur le Président, nous exhortons toutes les parties à mettre immédiatement fin aux arrestations et détentions arbitraires, à libérer les personnes détenues sans fondement légal, à garantir un traitement humain et une procédure régulière, à révéler le sort, le lieu où elles se trouvent et le statut juridique de toutes les personnes détenues, et à accorder aux travailleurs humanitaires indépendants et aux entités de défense des droits humains un accès sans entrave à tous les lieux de détention.
L'impunité pour les crimes internationaux doit cesser.
L'obligation de rendre des comptes et une action internationale concertée restent nécessaires de toute urgence pour inverser ces tendances et prévenir de nouvelles atrocités.
Mes collègues Mona Reshmaami et Joingoze Zelo répondront aux questions.
[Autre langue parlée]
Président, merci.
La liste de tous les orateurs est maintenant close.
Je donne maintenant la parole à M. Mohad Ahmed, à M.
Président, distingués délégués, collègues et amis.
Il s'agit d'un dialogue et d'un échange importants et je suis reconnaissante du travail de la Mission de lutte contre les faits des Nations Unies et du Haut-Commissariat aux droits de l'homme pour tout ce qu'ils font pour saluer les rapports et tenir le Conseil informé de la situation au Soudan.
C'est ainsi qu'au cours de la quatrième année de cette guerre, en avril dernier, ledit anniversaire a suscité d'importants rassemblements, tels que la conférence de Berlin.
Mais pour les Soudanais, c'est un anniversaire de plus.
Nous ne voulons pas souligner la dévastation.
L'impact de ce conflit sur les civils a été entièrement documenté.
Les BORS, les SAF et RSF continuent d'infliger des souffrances indescriptibles aux civils.
L'utilisation de drones ciblant des infrastructures civiles critiques a encore aggravé les souffrances et la dévastation.
Plus récemment, l'utilisation de drones en Alwait a pris pour cible des civils, notamment ceux qui assistaient à des funérailles dans certaines zones touchées par le conflit, notamment à Derange et dans certaines parties du Darfour.
Les populations civiles sont confrontées à la famine et la tâche humanitaire consistant à fournir une aide vitale est ciblée.
L'utilisation de drones perturbe également les principales routes du sida.
La nature des violations des droits au Soudan va de preuves crédibles et bien documentées de crimes atroces, comme l'a décrit la FFM, à l'obligation quasi totale d'espace pour la société civile dépendante et les défenseurs des droits humains dans les zones contrôlées par les SAF.
L'autorité a dissous des syndicats légitimes tels que l'Association du barreau soudanais et le Syndicat des journalistes soudanais, qui a reçu le Prix mondial de la liberté de la presse de l'UNESCO 2026.
Les avocats ne sont désormais autorisés à travailler que s'ils sont inscrits au barreau illégitime affilié à l'ancien régime islamiste de Bashir.
Malgré la reconnaissance de la légitimité du barreau par la Cour suprême.
De même, les autorités ne reconnaissent pas le Syndicat des journalistes élus.
Les journalistes sont désormais tenus de s'enregistrer auprès de l'organisme affilié aux autorités chargé par les principaux responsables du régime de Bashir de mettre officiellement en œuvre les nouveaux amendements à la loi sur la cybersécurité, de garantir la stricte liberté d'expression au niveau fédéral et de réduire l'espace réservé à la société civile.
Compte tenu de l'ampleur du conflit à l'origine des violences sexuelles documentées dans ce conflit, personne, personne n'a été amené à rendre des comptes.
Christian Solidarity Worldwide a documenté des incidents de CRSV réprimandés contre des civils, notamment des femmes et des enfants, et le recours régulier à la violence sexuelle en détention contre des hommes.
Les survivants subissent des traumatismes physiques, émotionnels et psychologiques.
Il est urgent de soutenir les victimes du CRSV, mais les attaques contre les acteurs humanitaires compliquent les choses.
En outre, la structure et les présupposés juridiques compliquent l'accès à la justice légale, et il est urgent de fournir un soutien supplémentaire pour traiter ces affaires extrêmement sensibles et pourtant dévastatrices.
La contraction de la société civile est un rappel brutal de la répression qui a récemment frappé le Soudan.
Il y a du légitime.
Les gains réalisés au cours de la période traditionnelle suscitent des inquiétudes légitimes.
Peut être arrêté malgré la protection légale en place.
Il existe une documentation constante faisant état de restrictions autour des lieux de culte chrétiens dans le Nord, même pendant le conflit.
Les minorités fédérales et les communautés religieuses sont très préoccupées à juste titre quant à leur droit de reconstruire et de restaurer les palais des navires qui ont été gravement endommagés pendant cette guerre.
En outre, l'ingérence officielle dans les affaires des institutions religieuses, comme cela était courant à l'époque de Bashir, suscite de vives inquiétudes.
En outre, les responsables d'atrocités doivent répondre de leurs actes et ne pas être considérés comme des héros.
Les bailleurs de fonds extérieurs qui ont été documentés et qui sont destinés à soutenir les parties au conflit et à aggraver les souffrances et l'ampleur des violations doivent être traduits en justice.
Allégations crédibles et répétées Les allégations crédibles concernant des États tels que les Émirats arabes unis justifient une enquête approfondie et toute personne ou entité reconnue responsable doit être tenue responsable de la contribution et de ce conflit et de la complicité avec les innombrables autorités que les RSF ont commises à travers le Soudan. Un mécanisme complémentaire pour la justice et la responsabilisation ainsi que la protection des civils sont nécessaires.
Les complicités du conflit au Soudan et la situation précaire de l'ordre international fondé sur des règles nous obligent à utiliser tous les outils à notre portée pour protéger les droits humains.
Cela inclut l'efficacité de la Coalition pour la prévention des atrocités et l'utilisation de la juridiction universitaire par les États membres.
Nous avons pu constater l'efficacité de cette approche dans d'autres conflits afin de rendre justice et de rendre des comptes.
[Autre langue parlée]
Conformément à notre pratique, nous allons commencer par donner la parole à la délégation du pays concerné.
Je donne maintenant la parole au distingué représentant du Soudan.
[Autre langue parlée]
[Autre langue parlée]
[Autre langue parlée]
Je dis les Samis de Rais et Harbour Sudan.
[Autre langue parlée]
[Autre langue parlée]
[Autre langue parlée]
[Autre langue parlée]
[Autre langue parlée]
[Autre langue parlée]