Press Conferences | OHCHR , ICRC , UNCTAD
SERVICE D'INFORMATION DE L'ONU BRIEFING DE PRESSE À GENÈVE
28 novembre 2025
Situation humanitaire au Soudan du Sud
Florence Gillette, chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Soudan du Sud, a déclaré qu'elle avait été témoin d'une situation qui se dégradait continuellement dans le pays. Sept États sur dix avaient connu des hostilités, avec une utilisation accrue de moyens aériens – avions et bombes barils, bombes incendiaires, hélicoptères armés et drones. Les hostilités au sol avaient tué et blessé de nombreuses personnes, ayant également déplacé près d'un demi-million de personnes. De plus, environ 1,2 million de personnes avaient fui le conflit au Soudan et vivaient maintenant dans des conditions désastreuses au Soudan du Sud.
Il y avait eu un nombre alarmant de blessés. Près de 1 000 patients blessés par armes avaient été traités dans des hôpitaux soutenus par le CICR au Soudan du Sud en 2025 jusqu'à présent – le nombre le plus élevé enregistré depuis 2018. En 2025, plus de 3 700 personnes avaient reçu des services de réhabilitation physique dans des centres soutenus par le CICR ; au cours des huit dernières années, le CICR avait effectué plus de 25 000 chirurgies sur 5 000 personnes blessées par des armes.
Les installations de santé au Soudan du Sud avaient subi une réduction drastique car elles dépendaient fortement de l'aide internationale et avaient du mal à obtenir suffisamment de financement de leur gouvernement. Il était toujours un défi majeur pour tout enfant ou femme de recevoir des soins de santé. La situation humanitaire se détériorait, environ 57 % de la population étant confrontée à l'insécurité alimentaire.
La situation était particulièrement préoccupante à un moment où les immenses besoins humanitaires au Soudan du Sud n'étaient pas satisfaits. Cela était encore exacerbé par le fait que le financement continuait de diminuer, l'intérêt des donateurs ayant diminué ces dernières années.
Répondant aux questions des journalistes, Mme Gillette a expliqué que les armes aériennes utilisées dans le conflit provenaient très probablement de sociétés privées. Elles n'étaient pas très sophistiquées mais créaient des défis pour la population et pour les acteurs humanitaires. Les acteurs humanitaires pouvaient encore voler, contrairement à ce qui se passait au Soudan, par exemple, mais le CICR devait se coordonner avec les forces armées pour pouvoir voler vers certaines zones, collecter les blessés et déployer ses équipes.
Le CICR avait constaté une réduction très drastique de l'aide humanitaire au cours des trois dernières années, avec pire à venir. Déjà, il y avait de moins en moins de soutien aux victimes de violences sexuelles. La réduction de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) affecterait également l'assistance humanitaire et la protection des civils, a averti Mme Gillette.
Inquiétudes concernant les prochaines élections au Myanmar
Jeremy Laurence, pour le Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l'homme (OHCHR), a noté que le 28 décembre 2025, les habitants du Myanmar commenceraient à voter lors d'une élection imposée par la junte. Ce scrutin contrôlé par les militaires se déroulerait dans une atmosphère imprégnée de menaces et de violence, mettant en danger la vie des civils, et dans un environnement où les militaires réprimaient activement la participation : de nombreux grands partis politiques étaient exclus et plus de 30 000 opposants politiques des militaires – y compris des membres du gouvernement démocratiquement élu et des représentants politiques – avaient été détenus depuis 2021.
Loin d'être un processus qui pourrait mener à une transition politique de la crise à la stabilité et à la restauration d'un régime civil démocratique, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk, a déclaré que ce processus semblait presque certain de renforcer l'insécurité, la peur et la polarisation dans tout le pays. La priorité absolue doit être de mettre fin à la violence et d'assurer le flux de l'aide humanitaire.
Le Haut-Commissaire avait également exhorté les États-Unis à reconsidérer leur plan de mettre fin à leur programme de Statut de Protection Temporaire, ou TPS, à l'égard du Myanmar.
James Rodehaver, chef de l'équipe de l'OHCHR au Myanmar, s'exprimant depuis Bangkok, a décrit les préoccupations concernant la tenue d'un vote dans l'environnement actuel au Myanmar. Premièrement, les militaires affirmaient avoir accordé environ 4 000 grâces à des dissidents qui avaient été inculpés ou condamnés pour sédition ou incitation. En fait, les militaires avaient déjà annoncé des grâces par le passé, mais rarement les chiffres annoncés par les militaires correspondaient-ils à ceux qui avaient été autorisés à quitter la prison, en particulier les détenus politiques. En même temps, les militaires se vantaient de plus d'une centaine de personnes qu'ils affirmaient avoir arrêtées en vertu de leurs nouvelles "règles de protection électorale". Par exemple, l'OHCHR avait des informations crédibles selon lesquelles trois jeunes avaient été condamnés à 49 ans de prison pour avoir accroché des affiches représentant une urne avec une balle.
Deuxièmement, les militaires eux-mêmes, qui étaient une partie au conflit, réprimaient leur population depuis des années. Maintenant, les militaires étaient très autoritaires en encourageant le vote ; en même temps, leur opposition armée était très agressive pour décourager le vote. C'était un processus très tendu où les civils étaient pris au milieu. Enfin, il y avait des préoccupations concernant le système de vote uniquement électronique lui-même, étant donné que les militaires avaient introduit une large gamme de surveillance électronique dans tout le pays utilisant l'IA et le suivi biométrique.
Répondant aux questions, M. Rodehaver a déclaré que l'un des plus grands problèmes dans cette crise était l'accès pour les humanitaires sur le terrain. Les militaires du Myanmar avaient, depuis plusieurs années, une stratégie de refus d'accès humanitaire dans les zones touchées par le conflit. Dans le contexte des élections, les contraintes s'intensifiaient, d'une certaine manière. Les civils étaient forcés de retourner dans leurs villages pour voter, même si cela signifiait revenir dans une insécurité totale.
M. Rodehaver a expliqué que 30 000 personnes avaient été arrêtées arbitrairement depuis février 2021 ; près de 23 000 restaient en détention alors qu'elles n'auraient pas dû être arrêtées en premier lieu. 4 000 individus avaient été condamnés pour incitation ou sédition ; parmi eux, environ 550 avaient été vus quittant les centres de détention, tandis que d'autres avaient été libérés uniquement pour être arrêtés à nouveau à leur sortie de prison.
Les militaires se sentaient victorieux et leur message le reflétait : "c'est juste une élection normale en ligne avec une crise qui se termine". Cependant, début octobre, le Secrétaire général avait averti que dans les circonstances actuelles, toute élection "risquait d'exacerber l'exclusion et l'instabilité", a noté M. Rodehaver.
Pakistan : Inquiétudes concernant les amendements constitutionnels et la disposition d'immunité
Jeremy Laurence, pour l'OHCHR, a cité le chef des droits de l'homme, M. Volker Türk, selon lequel le dernier amendement à la Constitution du Pakistan, comme le 26ème amendement l'année dernière, "va à l'encontre de la séparation des pouvoirs qui sous-tend l'État de droit et protège les droits de l'homme au Pakistan (…) Les systèmes de nomination, de promotion et de transfert des juges ont été modifiés d'une manière soulevant de sérieuses préoccupations quant à l'affaiblissement de l'indépendance structurelle de la magistrature pakistanaise (…)". De plus, "l'amendement établit une immunité à vie contre les poursuites pénales et l'arrestation pour le Président, le Maréchal de l'Air et l'Amiral de la Flotte. (…) Ces amendements risquent d'avoir des conséquences considérables pour les principes de démocratie et d'état de droit que le peuple pakistanais chérit," avait remarqué M. Türk.
Incident de meurtres à Jénine, Cisjordanie
Jeremy Laurence, pour l'OHCHR, a déclaré que le Bureau était consterné par le meurtre effronté par la police des frontières israélienne, le 27 novembre, de deux hommes palestiniens à Jénine, en Cisjordanie occupée, dans une apparente exécution sommaire. Suite à l'incident, qui avait été filmé par une chaîne de télévision, un examen interne avait été annoncé : mais il y avait de sérieuses préoccupations quant à la crédibilité de tout examen ou enquête future menée par une entité qui n'était pas totalement indépendante du gouvernement. Le Bureau avait vérifié qu'entre le 7 octobre 2023 et le 27 novembre 2025, les forces israéliennes et les colons avaient tué 1 030 Palestiniens en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, dont 223 enfants.
L'impunité pour les forces de sécurité israéliennes, l'utilisation illégale de la force et la violence croissante des colons israéliens doivent cesser. À cet égard, M. Türk avait appelé à une enquête indépendante et efficace sur les meurtres de Palestiniens, et à ce que les responsables des violations soient tenus pour responsables.
Répondant aux questions, M. Laurence a souligné que cette utilisation brutale de la force était abominable et que tous les cas devraient être traités par l'état de droit et le processus judiciaire. La violence en Cisjordanie était en hausse, M. Laurence a également remarqué qu'en novembre 2025 seulement, 21 Palestiniens avaient été tués par les forces israéliennes.
Autres sujets
Jeremy Laurence, pour l'OHCHR, a déclaré que le Bureau n'avait reçu aucun détail, et ne pouvait donc pas porter de jugement, sur la dernière incursion militaire israélienne en Syrie. Le Bureau avait créé une mission là-bas et suivait de près la violence qui continuait de se produire. Depuis la chute du régime Assad, le Bureau avait régulièrement soulevé des questions concernant la Syrie mais avait également exprimé un certain espoir pour le pays.
Des questions ont été posées concernant la réaction de l'ONU aux commentaires du président américain Trump sur l'arrêt de l'immigration en provenance de "pays du tiers monde". M. Laurence, pour OHCHR, a rappelé que tous les États avaient des obligations en matière de droits de l'homme, et que les personnes fuyant des pays avaient droit à la protection et au processus judiciaire. Eujin Byun, pour l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a déclaré que le HCR reconnaissait le droit du pays de protéger ses frontières. Elle a souligné que lorsque des personnes ayant besoin de protection arrivaient dans un pays, elles avaient droit à un processus judiciaire concernant l'asile. Dans la situation actuelle aux États-Unis, la grande majorité des réfugiés et demandeurs d'asile étaient des membres respectueux des lois de leur communauté d'accueil et souhaitaient apporter une contribution positive à la société.
Annonces
Catherine Huissoud, pour UN Commerce et Développement (CNUCED), a déclaré que la CNUCED présenterait son Rapport sur le commerce et le développement 2025, intitulé Au bord du gouffre – Commerce, finance et remodelage de l'économie mondiale [aperçu avancé] le mardi 2 décembre, avec un embargo jusqu'à 18h30, heure de Genève. La présentation serait faite par la Secrétaire générale de la CNUCED, Rebeca Grynspan, à l'University College London, suivie d'une séance de questions-réponses avec le professeur Mariana Mazzucato. Inscription requise.
Alessandra Vellucci, pour le Service d'information des Nations Unies, a déclaré que la 22ème réunion des États parties à la Convention sur l'interdiction de l'utilisation, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction se tiendrait du 1er au 5 décembre 2025 au Palais des Nations. À cette occasion, le Service de l'action antimines des Nations Unies (UNMAS) organiserait un briefing pour les journalistes sur "Protéger les personnes contre les mines et autres engins explosifs dans des contextes complexes" le mercredi 3 décembre à 11 heures. Les orateurs seraient des représentants de l'UNMAS en Afghanistan, au Soudan, au Nigeria et dans le territoire palestinien occupé.
Au cours de la même réunion, l'UNMAS aborderait la campagne du Secrétaire général de l'ONU sur le désarmement humanitaire et l'action antimines, qui a été lancée le 16 juin "pour défendre les normes de désarmement humanitaire et accélérer l'action antimines pour promouvoir les droits de l'homme et le développement durable". Également au programme, une exposition publique dans la Salle des Pas Perdus (pendant la semaine) ; et un événement sur "Défis et implications pour le Soudan du Sud de maintenir les progrès de l'Article Cinq dans la crise mondiale de financement" le lundi 1er décembre à 13 heures.
Sur une note connexe, le lundi 1er décembre à 9h30, l'Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR) présenterait son rapport Landmine Monitor 2025. Les orateurs seraient les quatre auteurs du rapport.
Concernant les réunions des organes de traités des droits de l'homme, le Comité contre la torture (CAT), en clôturant sa 83ème session ce matin, publierait des observations finales sur les rapports des quatre pays examinés lors de la session : Israël, Argentine, Bahreïn et Albanie (documentation ici). Le jeudi 4 décembre, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD) tiendrait une célébration publique d'une journée pour le 60ème anniversaire de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Le Comité pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille (CMW) ouvrirait lundi matin prochain sa 41ème session, au cours de laquelle il examinerait les rapports de la Mauritanie, de l'Indonésie et du Honduras (1-11 décembre, Palais Wilson).
Une réunion spéciale à l'occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien se tiendrait cet après-midi au Palais des Nations, à 15 heures, dans la salle XII. Des déclarations seraient faites par la Directrice générale de l'ONUG, Tatiana Valovaya, entre autres.
L'Organisation mondiale du commerce (OMC) et la Banque mondiale organiseraient une conférence de haut niveau sur le commerce des services pour le développement les 3 et 4 décembre au siège de l'OMC à Genève (salle CR). (Inscription et programme ici ; contact : Ivy Zhang (ivy.zhang@wto.org)).
Madame Vellucci a rappelé que la conférence de presse de fin d'année du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme aurait lieu le mercredi 10 décembre à 10h30 (et non le 4 décembre comme précédemment mentionné) ; et que le dernier briefing de presse de l'ONUG de 2025 se tiendrait le 19 décembre, les briefings reprenant ensuite le 6 janvier 2026.
Enfin, Mme Vellucci a déclaré que dimanche, ONU Femmes participerait à une "cérémonie des lanternes" de la société civile aux Bains des Pâquis, pour se souvenir des victimes de féminicide.
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Press Conferences | OCHA , UN WOMEN , UNHCR , WFP , WHO , WTO , UNEP
OCHA – $160M CERF allocation to 12 underfunded crises; UNHCR – 5.8M refugee children remain out of school amid funding cuts; UN Women – Middle East escalation and food security among women/girls; WHO – Gaza supplies and overall situation; WFP – Yemen food insecurity and impact on global hunger ; UNEP - First International Conference of the Global Framework on Chemicals in Geneva | 16-20 November 2026
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Press Conferences | UNHCR , WHO
Yemen's health system nears collapse amid conflict, causing rising casualties and medicine shortages.
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Press Conferences | HRC
Update by the Expert Mechanism to Advance Racial Justice and Equality in Law Enforcement
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Press Conferences | WIPO , WHO , UNICEF , UNHCR , IOM , WFP , FAO
WIPO Global Innovation Index 2026 launch and press conference, WHO Composition of influenza vaccines for the 2027 Southern Hemisphere flu season, UNICEF Yemen hunger and malnutrition; UNHCR Sudan displacement into Chad; IOM Ebola and population movements in DRC; WFP emergency food assistance in Nepal; and FAO food loss and waste.
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Press Conferences | UNCTAD
Gaza reconstruction needs reach $71.5 billion as Palestinian economy and public finances face severe strain. Latest UNCTAD report documents the loss of decades of development gains, economic collapse in Gaza and tightening economic constraints in the West Bank.
The report identifies three immediate priorities: transferring withheld Palestinian revenues, safeguarding the banking system and aligning reconstruction support with the documented scale of damage and economic losses.
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Press Conferences | HRC
Press conference on the situation of human rights in Nicaragua by the UN Group of Human Rights Experts
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Press Conferences | ITU , UNHCR , WHO , WMO
YEMEN - UNHCR: Escalating conflict in Yemen could fuel more displacement, refugee movement
CLIMATE - WHO / WMO: Health and Climate impact of El Niño
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Press Conferences | HRC , OHCHR
Mariana Katzarova discusses human rights in Russia as a UN Special Rapporteur.
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Press Conferences | IOM , OHCHR , UN WOMEN , UNFPA , UNHCR , UNOPS , WHO
UN Geneva briefing: Yemen crisis worsens, urgent aid needed across multiple sectors.
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Press Conferences | HRC
Press conference on the latest report of the Independent International Fact-Finding Mission on the Bolivarian Republic of Venezuela to the UN Human Rights Council
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Press Conferences | OHCHR
Victims Still Waiting: A Global Briefing on Transitional Justice Around the World
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Edited News , Press Conferences | WMO
New data showing that rivers were at their lowest level for decades last year provides further evidence that the climate crisis is real and countries must act immediately to protect themselves from the increasing threat to communities and livelihoods, the UN World Meteorological Organization (WMO) said on Thursday.
The key findings from WMO’s State of Global Water Resources 2025 report covering the hydrological cycle and extreme events in the five-year period to last year:
Highlighting the long-term decline in the Earth’s freshwater storage and glacier melt, WMO Secretary-General Celeste Saulo explained that the planet’s water reserves used to act as a planetary “savings account” that absorbed the occasional dry season, avoiding a water crisis. “One of the central stories of the 2025 report is what is happening to that savings account? And the simple answer is that we are depleting it,” she told journalists in Geneva.
Groundwater reserves are equally stretched and have been in decline since 2014, WMO’s report states, with nearly two-thirds of monitored wells worldwide showing levels lower than the historical norm and indicating a shift “further toward deficit…not recovery”.
“At the same time, we are seeing more water-related disasters,” Ms. Saulo said, while also stressing that the currently strengthening El Niño “will increase the risk of drought in some areas, and flooding in others”.
Glaciers disappearing
In 2025, for the fourth consecutive year, every major glaciated region on Earth lost ice mass, leading to short-term hazards including floods and long-term water insecurity, according to WMO.
Responding to a question about whether the changing global water cycle might have contributed to the deadly Nepal-China flooding disaster, Ms. Saulo explained that melting ice and rock was just one factor in the chain of events that ultimately sent a massive and deadly wall of water and debris downstream on 26 August, killing at least 1,367 people.
“You asked if it could happen again? Absolutely; the problem in this region is that there’s 63,700 glaciers at the last count,” she told a Press Conference in Geneva. “Even if you’re looking with remote sensing with satellites at these glaciers, you might see some faults, you might see some slight shifting, that does not mean necessarily catastrophic collapse. So, in order to plan for this, it’s very, very difficult. But the international community is looking very hard at ways in which we can bring people together to solve some of these monitoring issues.”
Data indicates that glaciers shrank between 2023 and 2025 with cumulative losses of 1,400 gigatonnes of water – or about one third of annual fresh water needs.
Every major glacier region on Earth lost ice for the fourth consecutive year.
“All 19 glacier regions around the globe lost ice; in Central Asia, Iceland, the Russian Arctic and western Canada and the United States, it was among the three worst years on record,” said Wayne Jenkinson, WMO’s Director of Hydrology and Cryosphere.
Some regions with smaller glaciers such as Central Europe, the Caucasus, the western Canada and the United States may already have reached “peak water”, Mr. Jenkinson warned.
“After this point, the glacier gives less meltwater each year simply because there is less ice left to melt. That matters for every community downstream that relies on water during hot, dry summers,” he explained.
Narelle van der Wel, WMO’s Head of Cryosphere Monitoring, Predictions and Services, stressed that while some further glacier loss is unavoidable, the eventual scale of the decline is not predetermined.
“Some glacier loss is inevitable, but total loss of glaciers is not yet inevitable,” she said, pointing to emissions reductions as central to limiting future losses.
Preparing for moving baselines
The report does not attribute every observed change to climate change alone. WMO says pressure on water resources and natural variability also contribute.
Mr. Jenkinson said governments need to prepare for “moving baselines” as historical patterns become less reliable.
“The situation 30 years ago is not where we are today,” he said. Countries, he added, need to prepare “for those changes that have really already arrived”.
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